Informations Générales
Igreja de Santo Isidoro de Canaveses  
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  • Nom: Église Saint-Isidore de Canaveses
  • Typologie: Église
  • Classement: Monument National, en vertu du Décret 23/2013, DR 142 du 25 julliet 2013
  • Commune: Marco de Canaveses
  • Jour de la Fête du Saint Patron: Saint-Isidore - 4 avril 
  • Horaire de la Messe: Samedi - 17h00 et dimanche (seulement en été) - 8h00 
  • Horaire de Visite: Réservation obligatoire  
  • Services de Soutien:
  • Téléphone: 255 810 706 / 918 116 488   
  • Télécopie: 255 810 709  
  • Courrier Électronique: rotadoromanico@valsousa.pt    
  • Site Web: www.rotadoromanico.com   
  • Localisation:
    Lugar da Igreja, Santo Isidoro, Marco de Canaveses, Porto.
  • Coordonnées Géographiques: 41° 12' 27.49" N / 8° 8' 39.07" O 
Histoire
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Église Saint-Isidore  (Photo : © SIPA – IHRU)Après avoir intégré la " julgado" [juridiction] de Santa Cruz, la paroisse de Santo Isidoro se développa autour d'un culte qui est devenu un hagiotoponyme, révélateur de son ancienneté et importance dans le progrès de la christianisation locale (ou de la résistance en temps de d'occupation).

Saint-Isidore de Séville était un évêque hispanique du VIIe siècle et si, à en croire Pierre David, il ne serait titulaire d'églises qu'après le IXe siècle, car il n'était pas un martyr, il n'en est pas moins vrai que la présence de cette invocation, sur les rives du Tâmega, est révélatrice des chemins de la Reconquête.

Le curé Carvalho da Costa indique que le bâtiment se trouve dans la seigneurie de Travanca, en 1706, une abbaye ordinaire dont le cens s'élevait à 250 000 réis [ancienne monnaie portugaise]. Vingt ans plus tard, Francisco Craesbeeck confirme le patronage, en affirmant que l'Église est "ancienne et sacrée", mais n'a pas de tabernacle. En 1758, l'abbé João de Freitas Peixoto fournit des renseignements plus complets, en faisant une description plus détaillée de sa paroisse, Santo Isidoro.

Celle-ci appartenait à l'archevêché de Braga, le pouvoir spirituel et ecclésiastique dépendant de la province d'Entre-Douro-e-Minho et des terres de la commune Santa Cruz do Tâmega, dont le donataire était le Comte d'Óbidos. Le pouvoir séculier dépendait de Guimarães, appartenant à la commune qu'elle intégrait.

Dans l'élan de la réorganisation du XIXe siècle, la paroisse est passée à la commune d'Amarante, à la municipalité de Marco de Canaveses et au diocèse de Porto, étant transférée vers ce territoire en 1882.

L'Église Saint-Isidore, construite sur la rive droite de la rivière Tâmega, se distingue par sa structure romane très bien conservée, ayant une seule nef et un sanctuaire rectangulaire.

L'intérieur est composé de parements lisses, en granit apparent et animés par des ouvertures étroites, et d'un simple arc triomphal, légèrement brisé, dépourvu de tout élément décoratif.

Dépossédée de l'ensemble de ses retables, l'Église Saint-Isidore apparaît aujourd'hui, aux yeux du visiteur, comme un espace dépouillé, une conséquence de la profonde restauration réalisée en 1977 et qui aboutit à la découverte de l'ensemble de fresques, de haute qualité, situé sur le mur du fond du sanctuaire et sur les murs adjacents.

Il s'agit non seulement d'un ensemble pictural daté de 1536, mais qui est aussi signé par le peintre Moraes. On sait très peu au sujet de cet artiste, outre le fait d'avoir jouit d'une certaine influence à Porto pendant l'époque de la Renaissance, au cours du mécénat de l'évêque de Viseu, Miguel da Silva (1480-1556).

Sur le mur du fond, la fresque s'étale comme un triptyque, divisé par deux colonnes jaunes. Le panneau central exhibait, bien sûr, la figure du saint patron de l'Église, Saint-Isidore, dont on ne perçoit plus aujourd'hui, autour de l'ouverture romane, que les extrémités de la mitre et du bourdon et la partie inférieure du manteau respectif.

La tête du saint se trouve sur un fragment de pierre, exposé dans le sanctuaire. Le saint patron était flanqué de figures féminines élégantes, vêtues de robes de la cour : la Vierge à l'Enfante et Sainte Catherine d'Alexandrie, celle-ci tenant l'épée et la roue de son supplice, ayant à ses pieds la tête coupée de l'empereur païen responsable de sa mort.

De faux éléments architecturaux créent un sentiment scénographique. Sur les murs adjacents, du côté de l'évangile, il y a la représentation de Saint-Michel qui pèse les âmes et vainc le dragon et, du côté de l'épître, l'image de Saint-Jacques en pèlerin.

En ce qui concerne les tableaux, il convient de mettre en évidence deux peintures à l'huile, l'une sur bois et l'autre sur toile. La première, du XVIIe siècle, représente le Calvaire et la deuxième, du XIXe siècle, arbore un modèle bien connu de la Vierge Immaculée.

Chronologie
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1115 - Première référence à Santo Isidoro de Ribatâmega.

XIIIe siècle (deuxième moitié) - Les vestiges romans indiquent la possible construction de l'Église Saint-Isidore de Canaveses.

1520 - La paroisse est documentée comme étant dédiée à Santo Isydro.

1536 - Date inscrite sur la fresque encore visible à Saint-Isidore, ainsi que la signature du peintre Moraes.

XVIIIe siècle - Saint-Isidore apparaît comme appartenant au patronage de Travanca.

1976 - Découverte de la fresque de Saint-Isidore.

Années 1990 - Registre de divers travaux de conservation.

2010 - Intégration de l'Église Saint-Isidore de Canaveses dans la Route du Roman.

2013 - Classement de l'Église Saint-Isidore comme Monument National.

Travaux Spéciaux
Architecture
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L'Église Saint-Isidore est composée d'une nef unique et d'un sanctuaire rectangulaire, représentant un bon exemple de l'architecture portugaise de l'époque romane. L'exécution de cette architecture est assez facile et résulte précisément de la juxtaposition de deux rectangles.
Plans de l'Église Saint-Isidore

Sur la façade principale, un portail complexe, composé de trois archivoltes torses et légèrement brisées, exhibe l'arc composé de billettes qui les entoure. Au niveau de l'imposte, nous retrouvons le motif originaire de Braga, qui existe aussi sur d'autres bâtiments du bassin de Tâmega (comme Tarouquela et Saint-Christophe de Nogueira, à Cinfães), et qui s'étale ici sur toute la façade, comme s'il s'agissait d'une frise.

Les cœurs inversés sont marqués en haut-relief, unis par des brides, deux par deux. Également connu sous la désignation de motif des palmettes, originaire de la Cathédrale de Braga, ce dessin classique est ici simplifié, grâce à son contour extérieur. Nous le retrouvons sur le portail latéral sud de cette Cathédrale.

Les deux archivoltes intérieures sont supportées par des colonnes avec leurs chapiteaux, alors que l'archivolte extérieure repose directement sur les pieds-droits du parement. La colonne extérieure du côté gauche est prismatique, tandis que les trois autres ont des fûts lisses et cylindriques.

Les chapiteaux sont tous différents et ont un dessin élégant qui combine des motifs phytomorphes avec d'autres de nature végétale. Le tympan, reposant sur un linteau avec les corbeaux respectifs, affiche une croix pattée. Surmontant le portail, le petit oculus quadrilobé éclaire l'intérieur de la nef.

Les corbeaux, qui se trouvent à mi-hauteur des parements respectifs, témoignent de l'existence de porches sur les deux façades latérales. Si ceux de la façade latérale nord sont lisses et carrés, certains corbeaux de la façade sud ont des motifs ornementaux.
Façades de l'Église Saint-Isidore

Sur la façade latérale sud, la présence d'un larmier au-dessus des corbeaux confirme l'existence d'un porche de ce côté de l'Église. Ce porche protégeait le portail latéral, dont la structure, apparemment plus simple que celle du portail principal, indique une chronologie plus tardive : deux archivoltes légèrement brisées et en chanfrein s'inscrivent dans l'épaisseur du mur, reposant directement sur les pieds-droits.

Sans la présence du tympan avec la croix percée, identique à celle de la façade principale, nous pourrions presque croire qu'il s'agissait d'un exemple de portail caractéristique de l'art roman “de resistência” [de résistance].

Toutefois, la différence évidente entre la couleur du granit de ce tympan et celle du reste de cet ensemble nous indique que ce tympan est postérieur à la période analysée, il étant même possible de l'encadrer dans le style néo-roman, malgré sa date d'exécution qui est difficile à préciser.

Des ouvertures étroites éclairent l'intérieur de l'Église, déchirant les murs de la nef et du sanctuaire, y compris le mur du fond. Sur les deux corps qui forment cette Église il y a un certain nombre de modillons, plus élaborés du côté sud, qui rappellent ceux de la façade latérale nord du Monastère de Roriz (Santo Tirso), bien qu'à Saint-Isidore de Canaveses ils ne soutiennent aucune corniche sur des arceaux.

Sur le côté nord, les modillons sont plus simples, assez plats et rectangulaires, un modèle plus commun dans la région du bassin de Tâmega.

L'intérieur est composé de parements lisses, en granit apparent et animés par des ouvertures étroites, et d'un simple arc triomphal, légèrement brisé, dépourvu de tout élément décoratif.

Récupération et Amélioration
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En 1976, cette Église est soumise à des travaux, tel que précisé par Fernando de Pamplona qui affirme que : "en procédant à la restauration de l'ancienne église", aux dépens de la population de cette paroisse, "en retirant les autels blancs et dorés du XVIIIe siècle et du XIXe siècle et en nettoyant les murs du plâtre qui les recouvrait, pour mettre à nu la majestuosité du granit, il fut possible de découvrir sur la paroi avant et sur les parois latérales de l'abside, comme fond de l'autel de pierre maintenant refait, des fresques mi-détruites, mais dont il fut possible de sauver une bonne partie”.

Cette campagne de travaux comprenait l'enlèvement de l'enduit des parements intérieurs, le nettoyage et remplacement de certaines pierres, le cloisonnement de la porte extérieure du chœur, sur la façade latérale sud-est, le cloisonnement de la porte d'accès extérieur à la chaire, sur la façade latérale nord-ouest, la remise en place de la porte latérale avec le tympan reposant sur des impostes, sur la façade sud-est, le cloisonnement de la porte intérieure de communication entre la sacristie et le sanctuaire, le cloisonnement de deux fenêtres du sanctuaire, du côté de l'épître, et la remise en état de l'embrasure partiellement détruite, le retrait du retable principal, le remplacement du plafond en bois et du plancher, le revêtement du sol avec des dalles en granit et la pose de la table en pierre de l'autel du sanctuaire, le nettoyage et la conservation de la fresque, l'exécution d'un tabernacle avec des motifs figuratifs aux couleurs vives, une console de soutien à la liturgie, un ambon et un support pour le céroféraire et la croix de procession, le retrait du chœur majeur et des retables néoclassiques.

En 1994, l'Église est à nouveau soumise à des travaux de restauration au niveau de la sacristie et du sol. Les travaux se poursuivent en 1996 avec la conservation et restauration des fresques. Enfin, en 1988, les portes et fenêtres sont vernies.

Galerie
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En Savoir Plus
Bibliographie

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